Il est 8h quand des cris d'enfants me tirent de ma torpeur. Je me suis encore endormie sur mon bouquin. Un bouquin pour me changer les idées. Crime Passionel de Jean Paul Sarte. En anglais. Mais en sombrant, mes idées étaient probablement les même. Pleurer. Pas beaucoup, juste quelques larmes qui ont fait un magnifique pied de nez mon pare-feu de dignité. Pleurer parceque j'ai peur que la distance ne gagne la bataille qu'elle a entrepri avec l'amour. Il est 8h quand des cris d'enfant me tirent de ma torpeur. C'est ma faute, j'ai laissé la porte entre-ouverte hier soir. Je rejette la couette qui enveloppe mon corps pâle. Elle se met à ronronner. Le chat lui continue sa nuit à côté de mes pieds vernis de rouge. Il est 8h quand des cris d'enfants me tirent de ma torpeur. Et je me lève. En ouvrant les rideaux, mon regard se fige sur la buée qui a pris possession de la vitre. Debout sur le lit défait, j'y inscris un coeur qui très vite se fissure de goutes. Elles dévalent jusqu'à se perdre dans le vide et j'entends les tambourinement de Freddy qui devale les escalier. Et l'echos se perd lui aussi dans le vide.
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