*" A man must break his back to win his day of leisure ". Will she still believe it when he's dead ?@ Km, ou la naissance prématurée d'une adulte.*

*" A man must break his back to win his day of leisure ". Will she still believe it when he's dead ?@ Km, ou la naissance prématurée d'une adulte.*

Il est 8h quand des cris d'enfants me tirent de ma torpeur. Je me suis encore endormie sur mon bouquin. Un bouquin pour me changer les idées. Crime Passionel de Jean Paul Sarte. En anglais. Mais en sombrant, mes idées étaient probablement les même. Pleurer. Pas beaucoup, juste quelques larmes qui ont fait un magnifique pied de nez mon pare-feu de dignité. Pleurer parceque j'ai peur que la distance ne gagne la bataille qu'elle a entrepri avec l'amour. Il est 8h quand des cris d'enfant me tirent de ma torpeur. C'est ma faute, j'ai laissé la porte entre-ouverte hier soir. Je rejette la couette qui enveloppe mon corps pâle. Elle se met à ronronner. Le chat lui continue sa nuit à côté de mes pieds vernis de rouge. Il est 8h quand des cris d'enfants me tirent de ma torpeur. Et je me lève. En ouvrant les rideaux, mon regard se fige sur la buée qui a pris possession de la vitre. Debout sur le lit défait, j'y inscris un coeur qui très vite se fissure de goutes. Elles dévalent jusqu'à se perdre dans le vide et j'entends les tambourinement de Freddy qui devale les escalier. Et l'echos se perd lui aussi dans le vide.


Je voulais m'acheter un Calendrier de l'Avant Malteeser. Mais je m'y suis prise trop tard : il y a rupture de Stock. Demain c'est Noël qui commence. Dans ma tête toutes les décorations ont été installées. En attendant de le faire pour de vrai, j'ai parer mon monde imaginaire de chaleur et douceur. Rouge & Blanc. Brillant. Et mes doutes de certitude. La distance ne gagnera pas.


# Posté le lundi 30 novembre 2009 11:47

Modifié le lundi 30 novembre 2009 12:21

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La sonnerie de Skype retentit. " Ma puce, c'est Albane. Nils vient de me gronder parceque j'ai raccroché trop rapidement à son gout. Il voulait te parler. " Je souris en voyant ses deux petites joues rebondies remplir le cadre de la webcam. " Allez, dis lui, fait pas ton timide. " Je vois les joues se rapprocher encore un peu plus, ses yeux interrogateurs tournés vers sa maman. Je sais qu'il rougie bien que l'image soit déformée par les pixels. Puis, avec l'hésitation souriante, il me murmure : " Je t'aime. " Je réprime un hoquet de surprise. Ses mots rependent une douce onde de chaleur dans mon corps meurtri par le froid de l'hiver. Je l'aime tellement moi aussi. Je me revois le berçer le soir de Noel il y a deux ans. Ce n'était qu'un poupon, un peu de chair ensevelli dans des tonnes de linges. Un coeur qui bat. L'enfant de ma soeur, celui qui, bien qu'il ne le sache pas encore, pourra toujours compter sur moi. Un Je t'aime qui vous surprend, prend une toute autre ampleur. Surtout si c'est le premier. Le tout premier dans sa bouche d'enfant.

# Posté le jeudi 26 novembre 2009 14:52

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 13:19

*Si le coeur ne bat pas, il faut au moins avoir la tête qui tourne ( c ) B.@ Km pourrait éventuellement reprendre du service (bientot).*

*Si le coeur ne bat pas, il faut au moins avoir la tête qui tourne ( c ) B.@ Km pourrait éventuellement reprendre du service (bientot).*

# Posté le mardi 24 novembre 2009 16:37

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My photos suck. My writing sucks. I'm having a break.



# Posté le jeudi 19 novembre 2009 15:01

il est 3.00 du matin, y'a rupture de titre à cette heure là.

En photographiant Aurélia, je pensais avoir perdu ce que j'avais appris. Je réalise que je n'ai jamais su. Alice comme L. me font avancer. Elle m'a fait comprendre que je ne m'étais tout bonnement jamais trouvé, il m'a permis de réaliser que je me photographiais dans le regard d'Aurélia plutot que de faire ressortir sa personnalité. Je pensais, en volant l'appareil photo de mes parents un soir, que je ne pourrais jamais que progresser. C'était comme si une histoire d'amour commencait. Je fréquentais cet art à l'abris des regards, je m'excersais seule, je flirtais avec l'inconnu, et le tout est devenu passionnel. Mais avec l'exposition de mes sentiments, j'ai aquis la notoriété de celle qu'on appelle 'photographe'. Peu importe le rendu, j'étais la 'fille à l'appareil' dans les soirées, dans les sorties. Et avec les compliments, mon égo à pris le dessus. Il a pris des tatonnements pour des bases. Il a sincerement cru que j'étais douée. Ca m'a touché. J'étais enfin douée pour quelquechose. Un terrain que mes amis n'avaient que foulé de loin. Je voulais qu'il soit mien. Je l'ai eu. Aujourd'hui je réalise qu'acheter un bail et sans interet si on ne sait pas construire une maison. Peu son les photos qui refletent ce que je voulais à la base. Je pense.. Que je n'ai jamais vraiment su qui j'étais à l'intérieur. Et que je ne peux rien faire sans ça. Je copie, je tatonne. Je progresse un peu, je regresse beaucoup. Je me perds, je me dégoute, puis un matin, comme après avoir cicatrisé d'une rupture trop brutale, je me mets à revoir le soleil. A vouloir en garder une trace pour les nuits froides à venir. La photo est devenue vulgaire. En ce sens où c'est à la portée de n'importequi. J'en suis la preuve vivante. Mais pour que cet article ne soit pas qu'un essai démoralisant et pessimiste, sachez une derniere chose, et prenez la pour de la supériorité si vous voulez, ce n'en est pas : Je sais, que si un jour je dois prouver que je vaux quelquechose, ça ne sera que par la photographie et l'écriture. Je sais que je suis faite pour ça. Et je sais que je viens, au prix d'une toute premiere remise en question de celles qui engendrent le dégout et la peur, de remettre le pied en scelle, et que je suis aujourd'hui un peu plus près de la réponse que je ne l'ai jamais été.

# Posté le jeudi 19 novembre 2009 22:16